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TURLUPIN Paris, novembre 1642. Le cardinal de Richelieu, dont les adversaires sont plus résolus que jamais, s'apprête à frapper un coup qui devrait pour longtemps briser l'arrogance de la noblesse il n'est bruit que du "grand jeu de volant de M. de Saint-Chéron " - et des dix-sept mille têtes qui vont tomber ce jour-là. Mais le destin, qui suit son propre chemin, en décidera autrement. Grâce à un bouffon, le perruquier Turlupin, qu'un jeu de circonstances cocasse mènera à une fin tragique, la vieille France vouée à la mort triomphera une fois de plus des idées d'un temps nouveau.
Roman picaresque, burlesque, fantaisie historique obéissant aux règles du feuilleton, Turlupin (1923) arbore des couleurs de genres bien innocents. Mais qu'on ne s'y trompe pas à l'instar d'Arthur Schnitzler, l'un de ses maîtres, Perutz, écrivain constructiviste, ne déploie tant d'attraits - humour, suspense, jeux de style - que pour mener le lecteur au cœur de sa réflexion - en l'occurrence une méditation désabusée sur le sens, ou plutôt le non-sens, de l'histoire.
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